01 août

Les dangers pour la faune

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La faune est en danger à cause des chasses cruelles :

Certaines pratiques de chasse sont tout à fait révoltantes d’un point de vue moral, car elles sont particulièrement cruelles et condamnent les animaux à une mort lente. Citons notamment le gluau (les oiseaux sont piégés avec de la colle sur les arbres), les lacs (les oiseaux sont étranglés), les pantes (captures par des filets) et les matoles (cages). Ces pratiques sont généralement désignées sous le terme de « chasses traditionnelles ». Autres cruautés, citons la chasse à l’arc (l’animal n’est généralement que blessé et peut mettre du temps à mourir des ses hémorragies) et la vénerie sous terre (avec un très long combat entre chiens et renards).

Des pièges à dents (pour le lynx) :

Plus de 89 pays ont interdit les pièges à màchoire d’acier, dont notamment l’Union Européenne depuis 1991. Malheureusement, les pays qui pratiquent le plus le piégeage ne les ont pas interdit. Ils sont ainsi légaux au Canada, en Russie, et des la plupart des états des USA. Les animaux piégés meurent par prédation, noyade, stangulation, de froid, de chasse, de suffocation, ou d’explosion de leur tête. Les pièges peuvent déchirer la chair, couper les tendons et les ligaments, et casser les os. Certains animaux màchent leur membre emprisonné pour le détacher et s’échapper (les trappeurs appellent cela l’arrachage). D’autres se cassent les dents sur leur piège dans un effort désespéré pour s’en extraire. Des animaux protégés et des animaux de compagnie sont parfois pris dans les pièges.

La chasse révoltante des phoques :

En 1987, le norvégien Odd Lindberg embarque comme inspecteur à bord d’un navire chasseur de phoques. Il est chargé de tourner un film, à priori destiné à faire la promotion de cette chasse.
Lindberg est écoeuré par les scènes auxquelles il assiste. Les phoques sont abattus manuellement à l’aide d’un instrument en forme de hache; il faut parfois asséner plusieurs coups pour tuer l’animal, et pire encore, il arrive que celui-ci soit encore agonisant au moment où il est dépecé. Lindberg relève de nombreuses infractions au règlement, et tourne des scènes bouleversantes, notamment des bébés phoques tués à côté de leur mère qui tente vainement de les défendre. De retour d’expédition, Lindberg refusera d’être payé par l’état norvégien et diffusera ses films dans les média, attirant ainsi l’attention du monde entier sur ce problème et contribuant à obtenir l’interdiction de cette chasse.
Lindberg s’attirera la haine du gouvernement norvégien, et de graves menaces des chasseurs. Il devra s’exiler en Suède, où il vit toujours à l’heure actuelle, tenant secret l’emplacement de son domicile (chaque indiscrétion sur son lieu de vie lui attire aussitôt des menaces de mort).
Lindberg recueille le témoignagne d’anciens chasseurs repentis, qui relatent leurs tristes pratiques: par négligence ou manque de temps, les chasseurs ont tendance à bàcler l’abattage des animaux, et ne font que les blesser grièvement. Il est même arrivé devoir des phoques écorchés vifs se traîner sur la glace et parvenir à plonger dans la mer ! Lindberg a écrit plusieurs livres, hélas non traduits en français. Il est loin d’être la seule personnalité à s’être impliqué contre la chasse aux phoques; mais de par sa nationalité norvégienne, il a payé particulièrement cher son engagement. D’autres ont également fait preuve de beaucoup de courage, notamment en se postant au péril de leur vie devant les brise-glace; ou d’ingéniosité, en peignant les animaux à l’aide d’une peinture indélébile, rendant leur fourrure sans valeur.
Après quelques années de suspension, la chasse a de nouveau été autorisée par certains pays, comme le Canada et la Norvège. Au Canada, 250 000 bébés phoques ont été tués en 2005. Pour d’autres détails sur la chasse aux phoques, notamment au Canada, vous pouvez consulter du sang sur la glace, page de Diane Johnson.

Que faire ? Ne pas acheter de produits provenant d’animaux sauvages: viande de gibier, vêtements en fourrure, objets en ivoire, peau de crocodile ou écaille de tortue, pseudo-médicaments, animaux naturalisés… Cette recommandation est notamment valable lors de voyages dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, où perdurent des commerces d’espèces menacées.
Ne pas acheter non plus ces produits s’ils proviennent d’élevages (les animaux sauvages ne sont pas issus de lignées millénaires d’animaux domestiqués, ils ont beaucoup de mal à supporter les conditions de vie en captivité) pour le reste les asociations s’en occupent.

Des abandons d’animaux domestiques :

Chaque année en France, plus de 100 000 animaux sont abandonnés.
Qu’il soit déposé au refuge ou bien « làché » dans la nature, c’est une vie de détresse et de souffrance qui attend l’animal.
En refuge, il se retrouvera dans une cage avec d’autres « laissés pour compte » et passera certainement plusieurs années derrière des barreaux avant de trouver un nouvel adoptant !
D’autres, àgés ou malades, finiront malheureusement leurs jours en refuge, sans jamais retrouver la chaleur d’un foyer !
Quant aux animaux abandonnés en pleine nature, ils risquent l’euthanasie ou pire encore, d’être victimes de l’expérimentation animale.

La Fondation Brigitte Bardot demande : N’ACHETEZ PAS, ADOPTEZ !

-De ne plus autoriser l’ouverture de nouveaux élevages ou animaleries.

-De contrôler strictement les conditions d’importation des jeunes animaux sur le territoire national par les animaleries et de prononcer des fermetures administratives pour celles qui sont en infraction.

-La création de centres d’accueils régionaux financés par les collectivités locales pour assurer la prise en charge et le placement des animaux trouvés sur la voie publique.

-D’imposer des quotas de reproduction stricts dans les élevages existants.

-D’interdire la vente d’animaux par petites annonces.

-De sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas la loi en ne disposant pas de fourrière.

-D’aider les refuges existants à se mettre en conformité plutôt que les contraindre à fermer leurs portes.

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